Un vendredi, je m'égarai dans un terrain inconnu pour
moi: La Défense.
J'étais tendue et crispée et je n'ai même pas vu l'arche de la défense une fois sortie du RER, mes pensées étaient ailleurs.
J'avais rendez-vous entre 12h et 12h20 pour un déjeuner avec un inconnu.
Je suis arrivée à 11h50, je n'aime pas être en retard
et puis dans un de ses récits, il avait écrit qu'une femme "pour une fois" était ponctuelle, que de sous entendus...
J'avais décidé d'être non seulement ponctuelle, mais même en avance pour être dans la place la première pour choisir mon poste d'observation.
Je pénétrai donc à la FNAC, direction BD, livres pour enfants.
Je me trouvai un joli coin pour me cacher et je
feuilletai le plus assidûment possible des livres pour enfants.
Il ne s'agissait pas de laisser percevoir que
j'attendais quelqu’un.
D'ailleurs, que faisais-je
là?????
11h58, j'ai envie de prendre mes jambes à mon cou et
de partir.
Mais si je LE croisais en
sortant.
Et puis, je voudrai bien voir à quoi il
ressemble.
Si je m'accroupis derrière ces livres, je l'aurai vu,
il ne me trouvera pas et il repartira; mais moi je saurai.
Mais est-ce que je veux seulement connaitre sa
tête?
Je lève me tête de temps en temps tout en restant très plongé dans ces livres.
Je ne sais même plus ce que je regardai.
Un homme me regarde de loin, s'approche.
Non, la chemise entrevue n'est pas rayé, ce n'est pas
lui.
Il passe près de moi en compulsant des livres.
Un autre homme arrive et jette des coups d'oeil circulaire, il me semble apercevoir de loin à l'autre bout de la rangée de livre une chemise
rayée.
Je panique...
Il se dirige vers moi, je plonge ma tête dans un
livre.
Il a comme renseignement: un manteau gris et un sac
bleu sur le dos.
Vu l'endroit où je me suis cachée, il faut passer
derrière moi pour voir si j'ai ou non un sac sur le dos.
Il passe derrière mon dos, j'ouvre un deuxième
livre.
Puis il murmure mon prénom, et là je
vacille.
Je n'ose pas le regarder.
Je ferme les deux livres et je le suis, morte de peur
et de trouille, pour aller déjeuner.
Il me parle, je ne sais même plus ce qu'il me dit; je n'entends pas.
Mon regard fuit le sien, pourtant je sens qu'il
cherche mes yeux.
Il me montre la grande arche que j'avais réussi à ne
pas voir...
Nous déjeunons, l'appétit vient en mangeant, c'est bien vrai.
Tout doucement, nous nous décontractons car je suis
sure qu'il est aussi nerveux que moi.
« J'ai vraiment apprécié ce déjeuner en
votre compagnie.
Ce fut difficile au début, pour nous deux il me
semble.
Merci de m'avoir laisser le temps de m'adapter, de me
décontracter; J'ai apprécié la franchise dans nos discussions qui malheureusement n'ont pas pu (voisinage oblige) aborder tous les sujets.
Nous serons sans doute aussi tendus à notre prochaine rencontre.
Il me semble quand même me souvenir d'une de vos
phrases: "ce n'est pas facile".
Je crois que cela ne sera jamais facile au départ;
cela fait aussi partie du jeu. »
Doucement
Sur le fauteuil, vous serez penché
Ainsi, vos fesses seront élevées
Elles attendront leur première fessée.
Amicalement
Sur le lit, vous serez allongé
Le pantalon baissé
Les reins bien placés sur un oreiller
Pour attendre votre seconde fessée.
Avec envie
Sur mes genoux, vous serez installé
Déculotté, vous serez
Par des caresses, je commencerai
puis viendra le troisième fessée.
Ainsi continuera la soirée
Caresses et fessées alternées
Envies et peurs mélangées
Désirs et souffrances comblées
Rougeurs assurées.